Rappel d’urgence chez Intermarché, Auchan, Leclerc et d’autres enseignes pour ces boîtes de choucroute altérées

4.4/5 - (49 votes)

Vous venez d’ouvrir votre placard et vous tombez sur une boîte de choucroute ? Vous hésitez, vous regardez la date, vous vous demandez si elle fait partie du rappel en cours. Vous avez raison de vous poser la question. En ce moment, un rappel d’urgence touche des boîtes vendues chez Intermarché, Auchan, E.Leclerc, Carrefour, U et d’autres enseignes. Un geste simple peut vraiment éviter une intoxication alimentaire.

Un rappel qui concerne de nombreuses enseignes

Ce rappel ne vise pas toute la choucroute en conserve. Il touche un produit bien précis. Il s’agit d’une choucroute cuisinée au Riesling avec jarret de porc, en conserve, fabriquée par la Conserverie du Languedoc et vendue sous la marque La Belle Chaurienne.

Cette choucroute a été distribuée à l’échelle nationale. Vous pouvez donc l’avoir achetée dans plusieurs grandes surfaces : Intermarché, Auchan, E.Leclerc, Carrefour ou encore dans les magasins de la Coopérative U. Si vous faites souvent vos courses dans ces enseignes, un rapide coup d’œil dans vos placards s’impose.

Comment reconnaître la choucroute rappelée ?

Le produit concerné se présente sous forme de conserve de 800 g de choucroute garnie. La recette est décrite comme une choucroute cuisinée au Riesling avec jarret de porc. Vous pouvez l’avoir achetée à l’unité ou en pack de deux boîtes.

Les codes GTIN indiqués dans la fiche de rappel sont les suivants : 3245360005822 (pour les conditionnements concernés). La date de durabilité minimale (DDM) se situe entre le 10/10/2027 et le 22/10/2029. La période de mise en rayon va du 15/02/2024 au 18/12/2025.

En pratique, si vous trouvez chez vous une boîte de 800 g La Belle Chaurienne, choucroute au Riesling et jarret de porc avec une DDM entre ces deux dates, mettez-la immédiatement de côté. Ne la consommez pas et suivez les consignes de rappel.

Quel est exactement le problème sur ces boîtes ?

Le souci ne vient pas de la recette elle-même, mais de la boîte métallique. Une altération du conditionnement a été détectée. Cela signifie que la boîte peut se dégrader avec le temps. Dans certains cas, le goût de la choucroute peut changer et devenir métallique, désagréable en bouche.

À court terme, cela ne rend pas forcément malade. Mais, sur un produit de longue conservation, le risque augmente au fil des mois. Si la boîte perd son étanchéité, des bactéries peuvent entrer et se développer. La consommation peut alors provoquer une toxi-infection alimentaire avec vomissements, douleurs au ventre, diarrhée, parfois fièvre.

Ce n’est pas le genre de soirée que l’on a envie de passer après un simple dîner. C’est pour cela que les autorités préfèrent rappeler tout le lot par précaution.

Que faire si vous possédez cette choucroute ?

La consigne officielle est très nette : ne pas consommer ce produit. Même si la boîte semble en parfait état. Même si l’odeur paraît normale à l’ouverture. Le risque est invisible à l’œil nu dans certains cas.

Vous avez alors deux options simples :

  • Détruire le produit chez vous, en le jetant sans l’ouvrir si possible.
  • Ou le rapporter en magasin dans l’une des enseignes où il a été vendu.

Les supermarchés concernés proposent un remboursement jusqu’au jeudi 19 février 2026. Dans la plupart des cas, le ticket de caisse n’est pas demandé. Mais pour éviter toute mauvaise surprise, il reste utile de vérifier les modalités sur le site de l’enseigne ou auprès du service client.

Comment vérifier rapidement vos conserves à la maison ?

Ce rappel est aussi l’occasion de prendre une bonne habitude. Faire, de temps en temps, un petit tour dans vos placards. Quelques secondes de vérification peuvent vous épargner des heures à l’hôpital.

Voici les points à contrôler sur vos conserves en général :

  • La boîte est-elle bombée, gonflée ou déformée ?
  • Voyez-vous des traces de rouille ou de fuite sur les bords ou les soudures ?
  • Entendez-vous un sifflement anormal à l’ouverture, plus fort qu’un simple “pschitt” classique ?
  • Le contenu dégage-t-il une odeur suspecte, piquante ou très forte ?

Si vous avez un doute, mieux vaut jeter la conserve. Oui, cela fait mal au cœur de gaspiller. Mais une intoxication alimentaire peut coûter plus cher, en temps perdu, médicaments, voire hospitalisation.

Choucroute en conserve ou faite maison : comment choisir ?

La choucroute reste un plat chaleureux. On pense aux longues soirées d’hiver, à la grande cocotte posée au milieu de la table, aux assiettes bien garnies. Le chou fermenté est intéressant pour la digestion, grâce aux fibres et aux micro-organismes issus de la fermentation.

Ce qui rend le plat plus riche, ce n’est pas le chou. Ce sont surtout la charcuterie, le gras et parfois la quantité de viande. Si ce rappel vous inquiète, vous pouvez :

  • Privilégier une choucroute fraîche chez le traiteur ou au rayon traiteur du supermarché.
  • Choisir des conserves de marques différentes, tout en restant attentif aux dates et à l’état des boîtes.
  • Ou vous lancer dans une choucroute maison, avec des quantités de viande et de sel adaptées à vos envies.

La version maison présente un autre avantage. Vous contrôlez tout. Le type de saucisse, la quantité de pommes de terre, la présence ou non de lard. Et vous profitez quand même du goût typique de ce plat d’Alsace.

Une idée de choucroute maison simple à réaliser

Envie de tourner cette mauvaise nouvelle de rappel en occasion de cuisiner ? Voici une recette de choucroute maison simple, pour 4 personnes. Elle est facile à adapter, plus ou moins riche, selon ce que vous aimez.

Ingrédients pour 4 personnes

  • 800 g de choucroute crue ou cuite au naturel, bien rincée et égouttée
  • 600 g de pommes de terre à chair ferme
  • 400 g de saucisses de Strasbourg ou autres saucisses fumées
  • 400 g de palette ou jarret de porc déjà cuit
  • 150 g de lardons fumés
  • 25 cl de vin blanc sec type Riesling
  • 30 cl d’eau ou de bouillon
  • 1 oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 1 feuille de laurier
  • 5 baies de genièvre
  • 1 cuillère à soupe d’huile neutre ou de graisse de canard
  • Poivre, un peu de sel si nécessaire

Préparation étape par étape

  • Épluchez l’oignon et les gousses d’ail. Émincez l’oignon, écrasez légèrement l’ail.
  • Dans une grande cocotte, faites chauffer l’huile à feu moyen. Faites revenir l’oignon et les lardons pendant 3 à 4 minutes, jusqu’à ce qu’ils commencent à dorer.
  • Ajoutez la choucroute bien égouttée, l’ail, la feuille de laurier et les baies de genièvre. Mélangez doucement.
  • Versez le vin blanc, puis l’eau ou le bouillon. Poivrez. Salez seulement si nécessaire car les lardons et la viande sont déjà salés.
  • Couvrez la cocotte. Laissez mijoter à feu doux pendant environ 45 minutes.
  • Pendant ce temps, épluchez les pommes de terre. Faites-les cuire à l’eau salée pendant 20 à 25 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient fondantes mais encore fermes. Égouttez-les.
  • Ajoutez les morceaux de jarret ou de palette dans la cocotte. Laissez réchauffer environ 15 minutes pour qu’ils s’imprègnent des arômes.
  • Terminez en ajoutant les saucisses 10 minutes avant la fin de la cuisson. Elles doivent être bien chaudes, mais pas éclatées.
  • Servez la choucroute fumante, avec les pommes de terre autour et les viandes par-dessus, comme au restaurant.

Avec cette base, vous pouvez alléger ou enrichir le plat. Moins de lardons, plus de légumes, autre type de saucisse. Vous gardez l’esprit convivial de la choucroute, sans dépendre des conserves.

En résumé : vigilance, mais pas de panique

Ce rappel d’urgence de choucroute en conserve rappelle une chose importante. Même pour les produits longue conservation, le conditionnement reste un point clé. Si vous avez acheté une choucroute La Belle Chaurienne 800 g, au Riesling et jarret de porc, vendue entre février 2024 et décembre 2025, le bon réflexe est de vérifier la DDM et le code, puis d’appliquer les consignes.

Un contrôle rapide de vos placards, une attention particulière à l’état de vos boîtes et, pourquoi pas, une choucroute maison de temps en temps. Avec ces gestes simples, vous pouvez continuer à profiter de ce plat gourmand en toute sérénité. Un peu de vigilance aujourd’hui, beaucoup de tranquillité demain.

Marine Lemoine
Marine Lemoine

Je suis cheffe et chroniqueuse culinaire spécialisée en gastronomie française et cuisines du monde. Diplômée de l’Institut Paul Bocuse et passée par plusieurs bistrots parisiens puis une maison étoilée à Lyon, j’ai développé une approche qui relie saveurs, saisonnalité et art de vivre au quotidien. Mes voyages gourmands en Italie et au Japon nourrissent mes recettes et mes analyses des tendances culinaires actuelles. J’aime aussi penser la cuisine dans la maison : organisation pratique, vaisselle, ambiances de table. J’écris ici pour partager une cuisine exigeante mais accessible, qui donne envie d’explorer davantage chaque assiette.

Articles: 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *